Projet associatif 2015-2020

Version du 31/11/2014


La mise à jour du projet associatif est un moment important, car c’est l’occasion d’évaluer le chemin parcouru et de juger de la route à suivre. C’est à une profonde remise en question que nous nous livrons.

Notre Association fêtera ses 50 ans en octobre 2015 et nous sommes assez fiers de notre parcours à ce jour. Ce n’est pas parce qu’il n’y a jamais eu de problème ni d’embûches mais parce que nous avons réussi à les surmonter. Aujourd’hui, nous sommes dans une période de stabilité. Bien avant que la loi de 2005 ne le formalise, nous avons toujours agi en ayant la personne handicapée au centre de notre action. Comment pourrait-il en aller autrement ! Mais pour que cette affirmation ne soit pas creuse, encore faut-il que nous prouvions que les services que nous apportons correspondent aux besoins des usagers.

 

 

1. Notre histoire 

L’A.C.D est créée en 1965 par la volonté de deux personnes, Pierre et Louise DUMONTEIL, parents d’une enfant handicapée. Ils sont soutenus par d’autres parents d’enfants en situation de handicap du 12° arrondissement de Paris.

Le premier établissement est ouvert en 1964, 139 boulevard Soult, dans le 12° afin d’offrir à des personnes handicapées un épanouissement par le travail et aux familles le soulagement de les savoir protégées.

En 1976, une congrégation religieuse offre à l’ACD l’opportunité de reprendre une  blanchisserie industrielle. 40 places de CAT sont alors créées autour de cette activité pour des personnes ayant une capacité professionnelle et une autonomie sociale plus large.

En 1988, l’ACD inaugure un Centre Occupationnel de Jour (C.O.J) pour accueillir des personnes dépendantes reconnues inaptes au travail par la M.D.P.H (Maison départementale de la personne handicapée).

Ainsi l’ACD permet de recevoir sur ces 3 sites toute personne atteinte d’un handicap mental, du plus invalide au plus autonome.

 Pour compléter ses moyens de prise en charge, l’ACD entretient des relations de partenariats hors structures visant d’une part des actions médico-sociales (foyer, psychiatre, orthophoniste…) et d’autre part l’organisation de vacances, de loisirs et de moyen d’accès à la culture.

L’A.C.D est soutenue dans ses actions par l’APEDM (Association de Parents d’Enfants Déficients Mentaux) regroupant 150 adhérents et créant une dynamique de vie associative auprès des familles et des personnes handicapées qui le souhaitent.

 

À ce jour, l’ACD accueille 200 personnes en situation de handicap, encadrés par 40 salariés sur trois sites et ouvrira fin 2015 un foyer de 35 places.

 

2. Evolution

Nous avons grandi progressivement et, depuis plusieurs années, nous nous volontairement stabilisés en nombre de personnes accueillies. Ceci par souci de rester à une dimension où la rapidité d’action prime. Nous nous sentons comme une grande famille où chacun connaît l’autre.

A nos débuts, nos préoccupations ont été surtout d’apprendre notre métier et de survivre sans aucune ressource, le tout dans une ambiance où le handicap n’était pas « vendeur ». L’entre-aide familiale s’est alors développée très fortement et une grande solidarité s’est crée entre les familles et l’encadrement. Tout le monde était sur le pont et personne ne comptait ses heures.

Vint ensuite le moment de la normalisation, où les pouvoirs publics ont organisé notre secteur et sont devenus notre « tutelle ». Nous découvrions tous un autre univers ; ce furent des années difficiles mais constructives.

Aujourd’hui, nous vivons dans un domaine très codifié, normalisé, légiféré et notre organisme de « tutelle » est devenu un organisme de « contrôle ». C’est tout à fait normal car nous brassons des budgets importants et il est logique que nous rendions compte de nos dépenses et de nos actes.

 

 

 

3. Objectifs

 Si nous avons pu remplir notre mission qui est de mettre la personne handicapée au centre de nos préoccupations, c’est que notre taille nous a permis de réagir rapidement aux inévitables à-coups que nous avons connus au cours de notre longue histoire. Grandir a certes des avantages, mais cela ne va pas sans créer de nouveaux problèmes  qui dans un contexte économique en crise, ne peuvent plus être réglés efficacement faute de moyens humains et financiers.

Mais ne rêvons pas : pour survivre il va nous falloir réaliser des économies d’échelle et c’est pourquoi nous ne serons pas hostiles, dans un premier temps, à refaire l’expérience d’un GCSMS par exemple.

 

Objectifs dans le domaine social. 

Nous devons en permanence nous poser le problème de savoir si les prestations que nous offrons sont bien en phase avec les besoins de ceux que nous accueillons : une personne n’a pas les mêmes centres d’intérêt aujourd’hui qu’il y a 20 ans, qu’elle soit handicapée ou non. Notre façon de consommer les biens matériels ou immatériels a changée. Nombreux sont ceux qui utilisent des tablettes informatiques, qui ont un portable. Cela a obligatoirement opéré un changement dans leurs relations au monde. Nous-mêmes, sommes-nous, bien conscients de ces changements ? Avons-nous cassé notre routine et nos acquis antérieurs ? 

Nos objectifs sont donc :

de former tout le personnel d’encadrement à répondre à ces questions

de discuter avec les familles pour savoir ce qu’elles ressentent

de mieux connaître le profil des personnes accueillies

de parfaire notre méthode de recrutement de personnes en situation de handicap

d’améliorer notre système d’autocontrôle et de remise en question

de revoir la façon dont sont délégués les pouvoirs

 

Objectifs dans le domaine économique 

Notre existence dépend, évidemment, de nos ressources. Elles sont de deux ordres : les sommes que nous attribue l’Etat, et les bénéfices que nous tirons de l’activité commerciale des ESAT. À ce jour et grâce aux efforts faits depuis quatre ans, nous sommes à l'équilibre financier ce qui est indispensable.

Mais nous devons consolider et développer :

- Les dotations de l’Etat, sont de l’argent public dont nous sommes comptables et que nous devons gérer au mieux. Dans le contexte économique actuel, il est évident que ces dotations n’iront pas en augmentant, bien au contraire. Nous devrons gérer au plus juste les sommes qui nous sont confiées, dans le respect des règles qui nous sont fixées.

- L’autre source de revenus ne dépend que de nous, car c’est nous qui devons trouver du travail, pas seulement pour faire du profit, mais également pour l’équilibre et la valorisation  de nos travailleurs.

 

 Pour toutes ces raisons, il est important que nous finissions notre remise en ordre comptable, l'analyse fine de nos procédures, la remise en état de notre système informatique et que nous continuions à tenir une gestion rigoureuse de notre trésorerie. 

 

 

4. Nos projets

L’ouverture fin 2015 du Foyer Louise Dumonteil va nous fortement nous mobiliser, car  bien avant l’ouverture, nous devrons intégrer la gestion de ce quatrième établissement dans  notre gestion actuelle, nous devrons recruter le personnel d’encadrement, et mettre en route cet important projet. C’est une belle aventure.Notre organisation administrative, comptable et informatique a encore besoin d’être améliorée et c’est un gros chantier.Par ailleurs, nous allons lancer un site internet pour mieux communiquer avec les familles et nous doter d’un outil de prospection pour trouver du travail pour nos ESAT

Mais comme dit plus haut, nous devrons nous remettre en question et pour cela nous aurons  besoin de faire appel à une aide extérieure.


5. Nos engagements 

A la lumière de notre histoire, de nos acquis, de nos difficultés passées, nous allons nous remettre en question  pour savoir si nous apportons toujours un service adapté aux personnes que nous accueillons

Nous veillerons à la santé morale et financière de notre Association pour qu’elle reste autonome le plus longtemps possible sachant qu’à terme, l’isolement n’est pas fructueux. 

Nous nous assurerons que notre organisation est performante dans tous les domaines concernant, les ressources humaines, la gestion, la finance, l’administration.